À propos

Contact :  cns-med@USherbrooke.ca

Historique et structure actuelle du centre

Depuis sa création en 2006, le CNS joue un rôle fondamental et structurant au sein de la communauté de recherche facultaire et universitaire, constituant un bel exemple en matière de recherche interdisciplinaire et translationnelle. En ce sens, la création du CNS a favorisé le resserrement des liens unissant les neuroscientifiques de l’UdeS, du CR-CHUS, du CdRV et de l’Université Bishop’s. L’implantation du CNS a eu pour effet de rapprocher des chercheurs aux expertises variées dans l’espoir de positionner l’université de Sherbrooke sur la carte des centres d’excellence en Neurosciences au Canada. Depuis 2009, nous pouvons maintenant dire que cet objectif est sans aucun doute atteint puisque les organismes provinciaux et fédéraux tels que le FRQS et les IRSC, d’ailleurs eux-mêmes dirigés par des neuroscientifiques les Drs Rémi Quirion et Alain Beaudet, soulignent la présence d’une force émergente en neurosciences à l’Université de Sherbrooke.

Le dynamisme du CNS se matérialise notamment par le recrutement constant au fil des dernières années de nouveaux professeurs dont les thématiques de recherche partagent une vision commune, celle de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et d’avoir un impact direct sur l’application des découvertes pour le traitement des pathologies du cerveau. Soulignons notamment depuis 2010, les recrutements des professeurs, membres réguliers du CNS : Éric Marsault (2010 ; conception et synthèse de nouveaux agents thérapeutiques appliqués aux récepteurs couplés aux protéines-G), Mélanie Morin (2010 ; douleurs gynécologiques), Mélanie Plourde (2010 ; nutrition, génétique, vieillissement et déclin cognitif), Alain Frigon (2011 ; neurophysiologie de la moelle épinière), Pierre-Michel Bernier (2011 ; contrôle du mouvement et apprentissage moteur), Rona Graham (2012 ; rôle des caspases dans les maladies neurodégénératives), Guillaume Léonard (2012 ; stimulations transcrâniennes), Marie-Hélène Milot (2013 ; plasticité cérébrale et amélioration de la performance fonctionnelle post-AVC) ou encore plus récemment le recrutement de chercheurs cliniciens intéressés à développer une recherche axée sur le cerveau ou encore à aider les membres du CNS à atteindre leurs objectifs en matière de recherche translationnelle : Nicolas Dea (2015 ; traumatismes crânio-encéphalique et de la moelle épinière) et Frédérick D’aragon (2014) et Yanick Sansoucy (2012), anesthésistes intéressés par la recherche clinique à des fins de gestion de la douleur chronique.

Au-delà du recrutement des professeurs, il est important de noter que les mystères entourant le fonctionnement du cerveau humain attirent de nombreux étudiants gradués et stagiaires à poursuivre dans le domaine des neurosciences. Le nombre d’étudiants gradués est en effet passé de 24 en 2006 à 169 en 2015, avec une augmentation croissante du nombre de diplomations. Signalons aussi que plus de 65% de ses étudiants reçoivent des bourses d’organismes externes.

Mission du centre

Engager une collaboration fructueuse entre des secteurs du savoir souvent isolés les uns des autres, comme le jumelage du milieu des sciences, de la technologie, de la culture et des arts, constitue une des clés du décodage du fonctionnement cérébral. Cette approche multidisciplinaire et intersectorielle peut s’appliquer à plusieurs des problématiques qui intéressent la recherche sur le cerveau que ce soit des maladies neurologiques, des problèmes de santé mentale ou de dépendance. Prenons l’exemple de la maladie d’Alzheimer, une des priorités de recherche autant au Québec, qu’au Canada et qui fait l’objet de collaborations internationales. On doit poursuivre la recherche biomédicale pour sinon guérir la maladie du moins pour la traiter efficacement ou la diagnostiquer avant l’apparition des symptômes dévastateurs qui la caractérisent. On doit aussi entreprendre des recherches sur les moyens de prolonger l’autonomie des personnes atteintes dans leur milieu en faisant appel à des architectes et des spécialistes du langage, de la cognition, de l’éthique et des arts. Ce dialogue intersectoriel s’applique aussi à d’autres sujets de recherche comme la douleur, le suicide, ou les problèmes de santé mentale ou de dépendance lesquels nécessitent non seulement des soins médicaux et pharmacologiques mais aussi des interventions sociales, éthiques et culturelles et des aménagements urbains et domotiques. Le CNS entend donc soutenir la recherche sur le cerveau en facilitant le dialogue entre les chercheurs de secteurs jusqu’ici plus ou moins cloisonnés et développer des collaborations fécondes face à des problèmes très complexes de santé publique. Le CNS propose donc de consolider le développement de différents secteurs actifs ou en émergences au travers de 3 grands thèmes de recherche découlant des activités de recherche des membres (voir schéma ci-dessous):

  •  Mieux comprendre les mécanismes neurophysiologiques à l’origine des différents types de douleurs chroniques. Développer des stratégies thérapeutiques, pharmacologiques ou interventionnelles pour une prise en charge plus efficace et personnalisée de la douleur chronique. Ce thème de recherche bénéficie de l’appui au niveau de la recherche du Réseau Québécois de Recherche sur la Douleur (RQRD) dont la direction se trouve à Sherbrooke, au niveau de la clinique du Centre d’expertise en douleur chronique du RUIS de Sherbrooke et enfin bénéficie du partenariat avec plusieurs fondations, société et regroupements de patients: Association québécoise de la douleur chronique, société québécoise de la douleur.
  •  Percer les mystères des troubles neurologiques et des maladies neurodégénératives ou psychiatriques du développement/neuropédiatrie à la gérontologie/vieillissement. Développer de nouvelles approches visant à mieux comprendre, diagnostiquer ou traiter les dysfonctionnements cognitifs, les tumeurs cérébrales ou encore les troubles cérébraux vasculaires. Le côté translationnel de ce thème de recherche est assuré par l’équilibre et le dialogue existant au quotidien entre chercheurs fondamentaux et chercheurs cliniciens, créant ainsi une interface directe avec l’aspect clinique.
  •  Mieux comprendre le rôle du système nerveux central dans le contrôle du mouvement. Accroître nos connaissances sur la physiopathologie des traumatismes médullaires. Utiliser notre expertise du contrôle moteur aux problématiques entourant la réadaptation neurologique de diverses populations. Les membres de ce regroupement travaillent en étroite collaboration avec le CHUS ou des centres spécialisés comme le Centre de réadaptation de l’Estrie afin d’offrir des services et des solutions auprès des personnes présentant une mobilité restreinte. À titre d’exemple, mentionnons l’implantation par nos membres de PEGASO au CHUS (programme d’enseignement en groupe pour l’autogestion des symptômes douloureux) qui vise à favoriser l’auto-prise en charge des patients atteints de fibromyalgie, lombalgie…organigramme CNS